Avec un agent comme Instinct, une permission ne détermine pas seulement ce que le produit peut voir : elle peut aussi déterminer ce qu’il peut faire.
C’est pourquoi les autorisations doivent être examinées par tâche plutôt que validées automatiquement.
Quelles données Instinct peut-il demander ?
La Politique de confidentialité décrit notamment :
- données d’applications connectées ;
- e-mails et messages ;
- fichiers et documents ;
- localisation précise ;
- informations de paiement ;
- identifiants de comptes tiers ;
- audio ;
- informations de santé dans certains contextes.
Le niveau réel dépend des services que l’utilisateur choisit de connecter.
Que signifie autoriser un service connecté ?
Les Conditions indiquent que l’utilisateur peut autoriser Instinct à :
- accéder à un service ;
- collecter ou indexer certaines données ;
- échanger des informations ;
- effectuer des actions.
Une autorisation peut donc dépasser la simple lecture.
Quelles actions sont les plus sensibles ?
Exemples :
- envoyer un e-mail ;
- modifier une réservation ;
- acheter ;
- accepter des conditions tierces ;
- annuler un service ;
- contacter une entreprise.
Lorsque l’action peut coûter de l’argent ou engager l’utilisateur, la règle de confirmation doit être claire.
Qu’en est-il des mots de passe ?
La Politique de confidentialité mentionne la possibilité de fournir des identifiants de comptes tiers afin que l’assistant se connecte pour le compte de l’utilisateur.
Utilisez uniquement les flux officiels.
Ne donnez jamais un mot de passe, un code de récupération ou un OTP à un site tiers prétendant « connecter Instinct ».
Permissions Google Workspace
Gmail, Calendar, Drive, Docs, Sheets, Slides et Tasks sont explicitement cités.
Le meilleur endroit pour comprendre la portée réelle reste l’écran de consentement Google.
Vérifiez notamment :
- lecture ;
- écriture ;
- envoi ;
- accès aux fichiers ;
- compte concerné.
Paiements
Certaines tâches nécessitent un moyen de paiement.
Même si le paiement est techniquement simplifié par une intégration, l’utilisateur reste responsable de l’achat.
Pour une première utilisation, imposez une limite claire.
Principe du moindre privilège
Posez une question simple :
cette tâche a-t-elle réellement besoin de cette permission ?
Exemples :
- une recherche web n’a pas besoin de votre boîte mail ;
- une vérification de calendrier n’a pas besoin d’une carte ;
- une réservation peut nécessiter une identité mais pas vos documents privés.
Moins de permissions signifie moins d’impact en cas d’erreur.
Révoquer n’est pas supprimer
Retirer une permission n’efface pas forcément les données déjà collectées.
Voir Comment supprimer ses données Instinct.
France : comptes professionnels
Ne connectez pas automatiquement un compte employeur ou client.
Votre entreprise peut avoir :
- règles de sécurité ;
- obligations de confidentialité ;
- restrictions contractuelles ;
- politiques internes sur l’IA.
Le fait qu’une intégration soit techniquement disponible n’implique pas qu’elle soit autorisée par votre organisation.
Questions fréquentes
Instinct peut-il lire mes e-mails ?
Oui, si un service e-mail est connecté avec les permissions correspondantes.
Peut-il payer ?
Des achats sont documentés et les Conditions couvrent les transactions.
Peut-il utiliser ma localisation ?
La localisation précise fait partie des catégories que l’utilisateur peut partager.
Peut-il utiliser mes identifiants ?
La politique prévoit des identifiants de comptes tiers dans certains workflows.
Peut-on retirer une permission ?
Oui, mais la suppression des données déjà collectées est distincte.